Gouttière sous balcon : aluminium sans soudure en Haute-Vienne

Gouttière sous balcon : aluminium sans soudure en Haute-Vienne

Gouttière aluminium posée sous un balcon en Haute-Vienne : façonnage continu sans soudure, fixation sur nez de dalle béton, pente minimale et prix posés.

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Une terrasse d’étage sans reprise d’eau finit toujours par se lire sur la façade du dessous. À chaque averse, la dalle du balcon collecte plusieurs mètres carrés de pluie, l’évacue par son arête et laisse le ruissellement filer le long du mur, du garde-corps et parfois du seuil de la porte-fenêtre située en dessous. En Haute-Vienne, où les relevés de Limoges tournent autour de mille millimètres de précipitations par an et où les averses arrivent portées par le vent d’ouest, ce détail de construction abîme un enduit en quelques saisons. La gouttière posée sous le balcon corrige la trajectoire de l’eau sans toucher à la toiture : elle se fixe sur le béton, se façonne à la longueur exacte de l’ouvrage et se raccorde à une descente unique.

Le balcon, un point de fuite que la gouttière de toit ne couvre pas

Gouttière aluminium gris anthracite fixée sous le nez de dalle d’un balcon, façade en moellon enduit sous une lumière voilée

Une gouttière de toiture repose sur une planche de rive en bois, à l’aplomb de l’égout du toit. Le balcon n’offre rien de tel : la dalle est un ouvrage de béton armé, sans support secondaire, et l’eau tombe depuis une arête qui n’a souvent pour tout traitement qu’un larmier moulé dans le coffrage. Sur les maisons de ville d’Aixe-sur-Vienne et de Condat-sur-Vienne, comme sur les petits collectifs du quartier des Casseaux ou les pavillons de Beaubreuil, le résultat se répète : une bande verticale plus sombre sous chaque extrémité de balcon, des mousses qui s’y installent, puis un enduit qui cloque.

Le climat local accélère le phénomène. Un mur gorgé d’eau en novembre gèle en décembre, et la glace décolle la peau de l’enduit millimètre par millimètre. Sur du moellon enduit, le cycle emporte le revêtement par plaques; sur un béton laissé nu, il finit par atteindre l’enrobage des aciers et provoque des épaufrures au droit du nez de dalle. Le ruissellement dégrade aussi tout ce qui se trouve dans sa trajectoire : dormants de fenêtre du rez-de-chaussée, seuil de baie, éclairage extérieur, boîtier de volet roulant.

Une reprise d’eau sous balcon protège le nu de la façade et rend l’espace du dessous praticable par temps de pluie, ce qui compte quand la dalle surplombe une porte d’entrée. Le chantier reste léger : ni intervention sur la charpente, ni dépose de couverture.

L’aluminium façonné en continu, sans soudure ni raccord

Le procédé tient dans une machine et une bobine. Une profileuse mobile, installée sur une remorque au pied du chantier, déroule une bande d’aluminium laqué de six à huit dixièmes de millimètre et la met en forme au profil voulu, demi-ronde ou moulurée, à la longueur exacte relevée sur le balcon. Le profil sort d’un seul tenant, façonné en continu, et monte tel quel sur ses supports. Aucun collage intermédiaire, aucune soudure, aucun raccord de jonction : les trois causes de fuite les plus courantes disparaissent avec le mode de fabrication.

Reste la dilatation, seule vraie contrainte du métal. Un profil de dix mètres bouge d’un peu plus d’un centimètre entre une nuit de gel de janvier et une tôle chauffée en plein après-midi d’août. Les fixations laissent donc glisser la gouttière dans ses crochets, et un manchon de dilatation s’impose au-delà d’une douzaine de mètres de linéaire continu. Sur un balcon courant de trois à sept mètres, la question ne se pose pas : le jeu ménagé aux supports absorbe tout le mouvement.

SolutionLongueur sans jointPoints de fuitePrix indicatif posé, au mètre
PVC en éléments2 à 4 mcollage tous les 2 à 4 m20 à 35 €
Aluminium en éléments3 à 6 mjonctions à joint EPDM30 à 50 €
Aluminium façonné en continu25 à 30 mangles et naissance seulement35 à 65 €
Zinc soudé2 m par feuillesoudures à l’étain50 à 85 €

Ces montants couvrent la fourniture, le façonnage et la pose, descente et moyens d’accès non compris. Le laquage décide ensuite de la tenue dans le temps : une teinte cuite au four encaisse des décennies d’exposition à l’ouest, selon la même logique que celle retenue pour les portails et clôtures en aluminium, et se choisit dans la nuance déjà posée sur les fenêtres et la porte, sujet développé sur la page consacrée à la menuiserie aluminium à Limoges.

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Fixation sur nez de dalle, pente et dimensionnement

Sans planche de rive, la gouttière se tient sur des consoles chevillées directement dans le nez de dalle ou en sous-face du balcon. Le support est du béton armé, donc solide, à condition de repérer les aciers avant de percer : une cheville plantée dans un fer d’armature ou trop près de la peau du béton fissure l’angle de dalle. Une cheville à expansion en inox convient sur un béton sain, un scellement chimique prend le relais dès que l’arête est carbonatée ou déjà éclatée, cas fréquent sur les balcons des années soixante restés sans entretien.

L’entraxe de pose se resserre avec la charge. Cinquante à soixante centimètres suffisent en plaine, quarante centimètres se justifient sur les points hauts du département, du côté de Saint-Yrieix-la-Perche et des plateaux du sud, où la neige tassée alourdit le profil pendant plusieurs jours. La gouttière doit par ailleurs se placer sous l’aplomb du larmier, légèrement en retrait du nu extérieur : décalée trop loin, elle laisse une partie de l’eau la contourner et retomber derrière.

La pente commande le reste. Trois millimètres par mètre constituent le minimum praticable, cinq millimètres offrent une marge confortable et un rinçage plus franc. Sur sept mètres de balcon, une pente à quatre millimètres crée un dénivelé de vingt-huit millimètres entre le point haut et la naissance, écart visible depuis la rue quand la sous-face du balcon est parfaitement horizontale. Deux réponses existent : masquer la pente derrière un bandeau rapporté, ou diviser la longueur en deux versants opposés vers deux descentes, ce qui réduit de moitié le dénivelé apparent.

Le dimensionnement part de la surface reprise, mesurée en projection horizontale, augmentée de la part d’avancée de toit qui déverse dans l’ouvrage.

Surface repriseDéveloppé de gouttièreDescenteNombre de descentes
Jusqu’à 10 m²250 mmØ 60 mm1
10 à 25 m²250 à 333 mmØ 80 mm1
25 à 40 m²333 mmØ 80 mm1 à 2
Au-delà de 40 m²400 mmØ 100 mm2

La descente se termine par un dauphin en fonte sur le premier mètre au-dessus du sol : un tube fin en pied de mur ne survit ni à une tondeuse ni à un choc de vélo. Le rejet part vers un regard d’eaux pluviales, jamais vers le réseau d’assainissement.

Budget, accès et points à vérifier avant de signer

Descente d’eaux pluviales en aluminium le long d’une façade limousine, dauphin en fonte au pied du mur et sol mouillé

Le coût d’un ouvrage sous balcon dépend moins du mètre linéaire que de l’accès. Une reprise au premier étage se traite depuis un échafaudage roulant en une demi-journée. Au deuxième étage, sur une façade donnant en limite de voie, la location d’une nacelle et parfois l’autorisation d’occupation du domaine public pèsent autant que la fourniture. Un balcon de cinq mètres traité proprement, descente et dauphin compris, se situe couramment entre quatre cents et neuf cents euros posés hors difficulté particulière, le poste accès ajoutant deux cents à six cents euros par journée de nacelle. Ces ordres de grandeur 2026 restent indicatifs : seule une visite technique permet d’arrêter un chiffrage.

Trois vérifications évitent les mauvaises surprises. En copropriété, la façade et le nez de dalle relèvent des parties communes, et l’accord de l’assemblée générale conditionne les travaux même quand le balcon est à jouissance privative. Dans le centre ancien de Limoges, la teinte et le profil se discutent avec l’architecte des Bâtiments de France avant toute commande de bobine. Les règles d’aspect extérieur, enfin, changent d’une commune à l’autre et se consultent commune par commune avant commande.

Reste l’entretien, rarement abordé au moment du devis. Un pare-feuilles en grille aluminium limite le curage sous les tilleuls des rues de Limoges; à défaut, un rinçage annuel après la chute des feuilles suffit, avec un contrôle des colliers de descente et des joints d’angle. Un devis complet mentionne le développé retenu, l’épaisseur de la tôle, le mode de fixation, la pente annoncée, la teinte et la garantie d’étanchéité.

Décrire la longueur du balcon, sa hauteur par rapport au sol et la commune dans le formulaire plus haut oriente la demande vers des menuisiers de la Haute-Vienne équipés pour façonner sur place et prêts à venir relever la façade avant de chiffrer.

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